QU’EST-CE QUE LA TECHNIQUE DE LA VENTOUSE ?

Pratiquée il y a des millénaires, cette technique est basée sur l’utilisation de ventouses posées sur des zones spécifiques qui, par un effet de succion (ce qui explique les marques), peuvent libérer des tensions musculaires, stimuler l’organisme et soigner toute sorte de pathologie allant de l’arthrite aux problèmes de flux sanguin. On peut utiliser des ventouses à chaud, à l’aide de flammes, ou à froid, avec un système d’aspiration mécanique de l’air. La pose n’est pas douloureuse et dure au maximum une vingtaine de minutes. Les sportifs qui pratiquent la cupping thérapie estiment qu’elle les aide à mieux récupérer après l’effort.

Comment ça fonctionne ?

Une séance commence toujours par un bilan. Le praticien définit les besoins du patient, et opte pour la technique de ventouses la plus adaptée, en fonction de la pathologie à traiter. Il choisit aussi comment il va doser l’intensité lors de l’application, s’il va plutôt « disperser » ou « tonifier » les énergies, et il sélectionne ensuite les points sur lesquels il va se focaliser.

Il existe plusieurs types de « ventouses » : certaines sont en verre ou en bambou et on en trouve désormais en plastique. Mais les ventouses dites « traditionnelles » restent celles en verre ou en bambou.

Le praticien prend un coton imbibé d’alcool, qu’il allume avant de le glisser dans la ventouse, ce qui va provoquer un appel d’air au contact de la peau. Une succion se crée. Ce n’est pas censé être douloureux, mais cela peut être surprenant les premières fois. Il est possible de ressentir une sensation de chaleur, mais jamais de brûlure. La succion aspire les tissus, les muscles, et crée un appel de sang, et celui-ci se concentre au niveau de la ventouse.

Trois techniques existent pour l’application :

La ventouse « éclair » : on pose et on enlève juste après la ventouse, pour renouveler le geste plusieurs fois à différents endroits.

La ventouse « glissante » : on pose la ventouse sur le dos, on la fait glisser pendant la succion. Là, la vitesse de déplacement et la direction dépendent de la pathologie à traiter.

La ventouse « fixe » : on pose la ventouse pour créer la succion, puis on attend, pas plus de 5 minutes.

Après ces 5 minutes, on retire les ventouses, ce qui permet de « disperser la stagnation » et de relancer la circulation sanguine, et les énergies.

Quelques marques rouges foncées peuvent parfois apparaître, mais rien de grave. Au contraire, ce sont les toxines qui apparaissent à la surface de la peau, et ces marques disparaissent en environ une semaine, tout dépend des personnes.

Les bienfaits

Grâce aux ventouses, on peut travailler aussi bien sur l’aspect énergétique que mécanique.

Pour l’aspect énergétique, on s’intéresse aux méridiens et aux points d’acupuncture, qui sont généralement situés au niveau du dos. Le but est de réguler l’énergie de certains organes.

On peut également travailler sur le côté mécanique du corps pour soulager notamment les douleurs (torticolis, problèmes de dos). Les ventouses sont efficaces aussi sur les rhumatismes, ou pour venir à bout d’une sciatique. Là aussi pour travailler sur l’aspect mécanique, on sera sur des points situés au niveau du dos, et plus rarement au niveau du ventre. Le praticien peut se focaliser sur des points liés à la rate, au foie ou à l’estomac, en cas de troubles chroniques.

Par exemple, les personnes sujettes aux ballonnements, qui ont une faiblesse digestive, peuvent faire appel aux ventouses pour relancer certains organes plus faibles, les renforcer et ainsi optimiser la digestion.

Les ventouses permettent également de se détendre, en travaillant sur les tensions musculaires, et en faisant sauter les blocages aussi bien au niveau des muscles profonds, que des énergies, qui stagnent à certains endroits du corps. On relance en quelque sorte « la machine », en tonifiant ces énergies.